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      <title>La ville, les filles, la nuit.</title>
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           &lt;p style=&quot;margin: 0cm 1cm 0pt&quot; class=&quot;criture&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Garamond&quot; size=&quot;3&quot;&gt;Les ombres de la fin d’après-midi s’étirent sur le parvis de Beaubourg. Le portrait de Louise Bourgeois ne semble pas voir la foule qui s’écoule – elle surtout indifférente – sous ses yeux de papier. Les miens d’yeux s’égarent sur les formes les unes immobiles les autres animées, qui parsèment la place ou déambulent sur les pavés, dans les interstices desquels il traîne quelques mégots, quelques capsules abandonnées de canettes disparues.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; J’ai plus que jamais le sentiment d’être vampirisé par la ville, elle suce mon âme par la fascination qu’elle y exerce, elle, ses lumières, ses rues, ses rumeurs, ses vides, ses foules aveugles, ses femmes trop attirantes, des filles aux corps irréfutables, aux jambes gainées, aux bassins si mobiles qui chassent le voile trop léger des robes courtes, des jupes courtes, des filles belles, des filles charmantes, des filles aux chevelures desquelles je voudrais m’égarer, sur la peau desquelles je pourrais laisser mes doigts, perdre mes lèvres, elles ont des yeux, elles ont des bouches, elles ont tellement de beautés, d’affectueuses imperfections, d’insolente existence…&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; 
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      <title>Mouvances</title>
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           &lt;p style=&quot;margin: 0cm 1cm 0pt&quot; class=&quot;criture&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Garamond&quot; size=&quot;3&quot;&gt;C'était comme deux aimants qui s'attirent. J'avais beau soulever ma main, son sein en emplissait toujours autant la paume. Il était rond comme une vague qui s'aprête à s'ouvrir. Sa pointe, dressée par mes lèvres, humide de ma langue enroulée, je la sentais chatouiller ma paume ouverte. J'avais pris sa bouche, une main dans la chaleur de sa nuque, l'autre glissant lentement vers son ventre. Je guettais cet instant tellement soudain où le désir en elle s'affole, où quelque chose rend sa bouche et sa langue infiniment plus humides, plus épaisses, plus enveloppantes. La voilà qui s'agite, avide, animée d'un désir aveugle et vorace. Sa bouche devient convulsive, elle donne des coups de têtes, on dirait qu'elle se débat avec quelque chose d'invisible qu'elle tente de saisir mais qui lui échappe, fuyant, glissant. Mes doigts entre ses cuisses au désir sirupeux sont comme des complices qui entrent par effraction. Deux glissent silencieusement à leur poste pour couvrir un troisième qui s'agite, braquant de tous côté, tandis qu'un quatrième se fait plus lourd, cherchant l'aube d'une profondeur. Il est tapis. Elle est chaude, fièvreuse, presque fragile et sauvage. Un animal acculé. Je sens qu'elle pourrait me mordre mais sa bouche glisse, enveloppe des lèvres ou de la langue, n'importe quoi, tout, d'une avidité exaspérée. Lorsque je pousse mon doigt en elle, elle se cambre, s'arrondit. Ses petits seins gonflés sont comme deux taupinières tournées vers le ciel laiteux du plafond. J'enfonce un deuxième doigt en elle, comme un serpent à la venue inexorable. Je sens sa chair qui enveloppe ma descente. Elle, elle s'agite, frénétiquement, s'agrippe à mon coup pendant que ma langue s'enroule à nouveau sur la pointe de son sein. Elle s'ouvre, elle est glissante, baveuse, épaisse, douce, folle et tiède. Ses mains cherchent mon érection. Ses mains fines et studieuses, ses mains blanches à la peau désechée par le froid, ses mains se referment sur moi. Elle me prend toujours avec une infinie précaution. Lentement, mon gland se libère. L'attention qu'elle porte à ses gestes semble contenir l'orage en elle. Elle entrouvre la bouche et &lt;i&gt;lui&lt;/i&gt; dit quelque chose, dans un murmure. Les yeux fermés, je sens d'abord ses cheveux se déposer sur ma peau comme elle s'approche. Puis enfin, son haleine, chaude. Tout mon corps est là dans mon sexe érigé, tous mes nerfs et toute mon attention, mon attente, mon abandon. Dans ma tête, des mouvances noires s'empruntent de rouge lorsque mon sexe glisse dans sa bouche d'infinie tendresse.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; 
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      <title>sur le dos</title>
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      <published>2008-05-03T15:09:36+02:00</published>
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           &lt;p style=&quot;margin: 0cm 1cm 0pt&quot; class=&quot;criture&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Garamond&quot; size=&quot;3&quot;&gt;Je suis allongé sur le dos, nu dans la douceur de ses draps roses, et ce n’est plus dimanche lorsqu’on se touche et rompt irrémédiablement la non connaissance qu’on a de l’autre, maintenant c’est mardi, je suis allongé sur le dos, je ne pèse plus de mon désir sur ses cuisses ouvertes, je la regarde, son visage froissé de plaisir ressemble presque à la douleur, ses seins flottent, comme nous flottons depuis quelques jours, emportés au milieu du quotidien sur les vagues de l’inhabituel, errants dans cette intimité qui commence par effacer les visages et les repères, avant d’en dessiner de nouveaux.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; 
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